Le vétéran espagnol Fernando Alonso, pilote de l’écurie Aston Martin, a terminé onzième des qualifications du Grand Prix du Brésil et n’a pas caché un mélange de déception et d’optimisme après la séance. Malgré un résultat en dehors du top 10, le double champion du monde estime que son équipe a retrouvé un meilleur rythme par rapport aux dernières courses et reste confiant pour la course de dimanche. Dans un entretien accordé au journal espagnol AS, Alonso a reconnu que le résultat était conforme aux attentes, tout en soulignant la difficulté du circuit d’Interlagos, où la moindre erreur se paie cher. « Il n’y a pas de surprises ; les séances du vendredi sont notre point fort. Nous courons ici depuis 21 ans, nous connaissons le circuit, les bosses, les vibreurs, donc nous profitons au maximum de la première journée », a-t-il expliqué.
L’Espagnol a ajouté que son expérience lui permettait d’anticiper les évolutions du week-end, mais que le niveau de compétitivité restait extrêmement élevé : « Ensuite, nos rivaux en repèrent les subtilités, et le samedi, on retrouve sa position naturelle. Mais si j’avais battu Max [Verstappen] et Hamilton, j’aurais dit que c’était une excellente séance de qualifications. Cela prouve que c’est difficile pour tout le monde. » Toujours combatif, Alonso garde l’œil tourné vers les points : « Le point positif, c’est que nous sommes 11e, à un seul point des points. Avec un bon départ et une bonne stratégie, tout est possible. »
Depuis le début de la saison, Aston Martin a connu des hauts et des bas. Après un excellent début d’année marqué par plusieurs podiums, l’équipe a progressivement perdu du terrain face à Red Bull, Mercedes et McLaren. Cependant, les ingénieurs britanniques semblent avoir retrouvé une partie du rythme qui leur manquait. Les récentes mises à jour techniques sur la monoplace AMR24 ont apporté de la stabilité dans les virages rapides et une meilleure adhérence mécanique sur les circuits bosselés comme celui d’Interlagos. Fernando Alonso, connu pour sa précision dans les retours techniques, a d’ailleurs noté une amélioration sensible du comportement de la voiture.
« Nous sommes beaucoup plus compétitifs qu’au Mexique ou au Japon », aurait-il confié dans le paddock après la séance. « La voiture est plus stable, plus prévisible, et cela me permet d’attaquer davantage. Nous avons encore du travail à faire, mais je pense que nous pouvons viser un bon résultat demain. » L’Espagnol, fort de plus de 20 ans d’expérience en Formule 1, sait que la gestion des pneus et la stratégie joueront un rôle crucial dimanche. Le circuit brésilien, avec sa succession de virages techniques et ses longues lignes droites, exige un compromis parfait entre appui aérodynamique et vitesse de pointe.

Son coéquipier Lance Stroll, lui aussi en difficulté, n’a pas réussi à faire mieux que la 14e place, confirmant qu’Aston Martin se situe dans le milieu de grille, mais avec un potentiel de progression si la course tourne à leur avantage.À 43 ans, Fernando Alonso demeure l’un des pilotes les plus complets du plateau. Sa capacité à lire une course, à anticiper les scénarios et à tirer le maximum de sa voiture fait encore la différence. Même depuis la 11e position, il croit fermement à ses chances de marquer des points, voire de créer la surprise si la stratégie fonctionne.
Interlagos est un circuit qui a souvent souri à Alonso. Le double champion du monde y a connu des moments historiques : son premier titre mondial en 2005, la défense héroïque de 2006 face à Schumacher, et plusieurs batailles mémorables sous la pluie. Cette expérience, combinée à son instinct de compétiteur, pourrait bien lui permettre de remonter dans le classement. « Le départ sera fondamental. Ici, tout peut se jouer dans les trois premiers virages. Il faut rester calme, éviter les accrochages et exploiter les opportunités », a confié le pilote espagnol. Les prévisions météorologiques annoncent d’ailleurs un risque de pluie, ce qui pourrait bouleverser les stratégies et offrir un terrain de jeu idéal pour un pilote aussi expérimenté qu’Alonso.
Après plus de deux décennies en Formule 1, Fernando Alonso continue d’afficher une motivation sans faille. Sa 11e place en qualifications ne l’a pas abattu, bien au contraire : il voit cette position comme un défi à relever, fidèle à sa réputation de combattant. L’Espagnol a d’ailleurs tenu à rappeler que la Formule 1 n’a jamais été aussi compétitive : « Il y a dix ans, on pouvait se glisser dans le top 5 avec un bon tour. Aujourd’hui, il faut être parfait à chaque instant. Le moindre dixième de seconde te fait perdre plusieurs places. C’est ce qui rend ce sport fascinant. »
Son attitude inspire respect et admiration dans le paddock. À 43 ans, il rivalise encore avec des pilotes de la nouvelle génération comme Lando Norris, Charles Leclerc ou George Russell, prouvant qu’il conserve le même niveau de détermination que lors de ses années chez Renault ou Ferrari.Pour la course, son objectif est clair : marquer des points et démontrer qu’Aston Martin reste une équipe capable de se battre avec les meilleurs. Si les conditions s’avèrent favorables, il ne serait pas surprenant de voir Alonso terminer dans le top 8, voire mieux, grâce à sa stratégie millimétrée et à son sens du combat.